En remontant le rio Paraná

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Nous ne devions rester que deux petites journées à Encarnacion, nous y restons finalement quatre journées complètes ! Et pour une fois, pas pour cause de flemme de la part des enfants d’enchaîner les journées d’école, mais plutôt car nous sommes coincés pour raisons mécaniques. Quelques jours avant d’arriver, Sofia avait cassé la patte de dérailleur de son vélo. Cette pièce, peu coûteuse, est conçue pour casser lors d’un choc, protégeant ainsi le dérailleur, comme un fusible. Nous pensions pouvoir en trouver une assez facilement en ville mais pour un petit vélo comme ça, ça n’est pas standard du tout, il faut finalement en faire faire une neuve chez un tourneur fraiseur. Cela nous prend quelques jours (surtout car tout est fermé le week-end), mais finalement ce n’est pas mal. Cela nous permet de faire une petite pause après ces derniers jours durant lesquels nous avons bien avancé. Nous n’avions aucune attente en ce qui concerne Encarnacion, c’est donc plutôt une bonne surprise : le centre-ville où nous logeons est tranquille, et le fleuve Paraná, qui sépare Encarnacion de sa jumelle Posadas côté argentin, est très large à cet endroit. En allant à la plage, on a l’impression d’être au bord de la mer. Nos journées se divisent donc entre école le matin, bricolage des vélos, menus achats du genre quelques vêtements pour les enfants (ceux avec lesquels nous sommes partis commencent à vieillir entre l’abrasion naturelle, les UV, etc.), écriture du précédent article, lecture, balade à la plage. Les enfants goûtent pour la première fois l’eau de coco directement dans la noix de coco fraîche, sur une plage bordée de cocotiers, le décor est tropical ! Le rythme est tranquille. Les grosses chaleurs sont derrière nous, on commence même à avoir un peu frais. On ressort les couvertures pour la nuit, c’est pour dire. On se demande comment font les gens ici en hiver… même si les températures ne descendent pas énormément, l’isolation est totalement inexistante et les fenêtres ne sont absolument pas jointives !

Après quatre jours et demi à ce rythme, la nouvelle patte de dérailleur est enfin prête, on récupère le vélo de Sofia : nous pouvons repartir ! Après avoir essentiellement poursuivi vers le sud ces deux dernières semaines, nous quittons Encarnacion en direction du nord. L’objectif des prochains jours est de remonter en longeant de plus ou moins près le fleuve Paraná, frontière entre Paraguay et Argentine, puis traverser la frontière et aller visiter les célèbres chutes d’Iguazu. La route principale finirait pour nous faire passer par la ville de Ciudad del Este, pas forcément évidente à traverser en vélo, à fortiori avec des enfants. On aimerait donc dénicher une petite frontière un peu plus au sud, mais pour le moment, les infos sont un peu compliquées à obtenir. Un Français qui vit au Paraguay depuis plusieurs années nous affirme que nous n’en trouverons pas, Marie, la routeuse officielle du voyage, pense qu’il y en a forcément. Un fleuve en guise de frontière, c’est toujours très perméable. L’enjeu est de trouver un endroit avec un poste frontière pour traverser légalement. On verra bien en progressant vers le nord. Les locaux pourront certainement nous en dire plus.

Nous quittons Encarnacion le jeudi 30 avril au matin. Les premiers kilomètres sur la 2x2 voies sont comme à chaque entrée ou sortie de grande ville : assez désagréables. Il y a pas mal de circulation, nous sommes attentifs mais la présence d’une bande d’arrêt d’urgence vraiment large est sécurisante. Petite étape ce jour-là : nous arrivons à notre objectif après 33 km pour le déjeuner. Nous sommes à Trinidad et, après la séance d’école, c’est après-midi culturel puisque nous allons visiter un des deux sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO du territoire paraguayen : les ruines de la mission jésuite de Santisima Trinidad de Paraná. L’occasion pour nous d’en apprendre plus sur ces missions qui étaient réparties dans une vaste zone à cheval aujourd’hui entre le Paraguay, l’Argentine et le Brésil. Des frères jésuites y avaient établi des communautés alors étonnamment modernes dans leur mode de fonctionnement en comparaison avec la majorité de l’Amérique du Sud, colonisée par les Espagnols et les Portugais. Bien sûr on y évangélisait un peuple, les Guaranis, qui n’avait jusque-là rien demandé. Mais ils ont réussi à établir pendant plusieurs dizaines d’années un état avec une organisation sociale “utopique” avec notamment l’interdiction de l’esclavage, la juste répartition des richesses, un fonctionnement assez horizontal, une éducation et un accès aux soins même pour les plus démunis, la peine de mort abolie (au XVIIᵉ siècle !), un taux d’alphabétisation très élevé (contrairement à ce qui se passait en Europe au même moment), etc. Alors que les missions jésuites sont prospères, elles s’attirent les foudres des autorités coloniales qui finissent par obtenir l’évacuation des réductions, nom donné aux villages. Ce sont les ruines de ces réductions qui sont aujourd’hui préservées et qu’il est possible de visiter.

Nous avons vraiment apprécié cette visite en deux temps : en journée (en fin d’après-midi pour avoir la belle lumière du couchant), puis après le dîner, de nuit, avec les explications d’un guide et des lumières qui mettent joliment le site en valeur.

Le lendemain, c’est reparti. Nous sommes toujours sur la route principale, qui mène à Ciudad del Este, il y a donc pas mal de circulation. On essaye d’avancer vite. La route ne présente pas grand intérêt, les quelques petites villes traversées non plus, ce n’est pas bien palpitant. En revanche, on trouve encore des chipas, miam miam, c’est parfait en cas de coup de mou ! Mais le paysage traversé est très différent de ceux des jours précédents notre arrivée à Encarnacion. En prenant des routes secondaires, nous avions réussi à rester dans des zones avec une présence humaine importante avec beaucoup de petits hameaux et une végétation assez riche, de petites exploitations et quelques zones arborées. Ici, ce sont plutôt d’immenses champs en monoculture et villes assez espacées. L’avantage, c’est que la route est bonne, ça nous permet de faire de bonnes journées en termes de kilométrage (entre 40 et 47 km) malgré le dénivelé cumulé. Et bon, même si ce n’est pas très intéressant à traverser à vélo, c’est aussi important de voir ça pour comprendre la réalité du pays dans son ensemble.

Un après-midi, alors que nous entrons dans le village de Edelira, un homme dans une voiture à contre-sens (oui, c’est assez banal ici…) s’arrête à notre hauteur. Directement, il nous demande où nous nous dirigeons, et si nous souhaitons qu’il nous héberge. Bon, nous on dit oui ! Nous arrivons donc chez Carlos et Fernanda et leurs deux enfants qui nous accueillent à bras ouverts ! En fait, c’est Fernanda qui nous a doublé un peu plus tôt et qui s’est dit : « Oh, chouette, des voyageurs ! » et qui a demandé à Carlos de venir nous trouver sur la route histoire de ne pas nous louper ! On se retrouve donc à poser les tentes dans leur jardin. Incroyable, on n’a même plus besoin de demander pour trouver des endroits où dormir ! Carlos est garagiste et Fernanda institutrice. Ils ont des ressources financières qui ne leur permettent pas de voyager autant qu’ils le voudraient, alors leur façon de voyager à eux, c’est d’accueillir des voyageurs et de partager un moment avec eux. Nous passons une chaleureuse soirée au terme de laquelle Fernanda et Carlos nous invitent à rester le lendemain. Ce serait dommage de refuser ! Le lendemain, nous goûtons au reviro (mélange de farine de blé, huile, farine et œufs cuits et cassé en morceau, c’est économique et ça cale !) accompagné de cocido pour le petit-déjeuner. Au déjeuner, c’est parilla et tarte au citron que nous préparons pour le dessert (avec les citrons du jardin, encore meilleur !) ! Très gentiment, Carlos nous emmène nous balader au bord du Paraná dans l’après-midi. Il y a justement un tout petit office de migration mobile ainsi qu’un petit bateau, une lancha, qui doit permettre le passage en Argentine. On devrait bien pouvoir trouver la même chose quelques kilomètres plus au nord… En tout cas, quel accueil de la part de Fernanda et Carlos, et quel plaisir d’avoir échangé avec eux ! Merci !

En règle générale, l’accueil des Paraguayens continue à être incroyable. On retrouve la même sensation que ce que nous avions vu en Colombie il y a 14 ans : celle d’un peuple qui a conscience de sa réputation négative, ou ici plutôt inexistante, aux yeux des circuits touristiques classiques. Alors beaucoup sont extrêmement attentifs à ce que tout se passe au mieux pour nous, à ce que notre séjour se passe bien. Comme ce monsieur qui arrête sa voiture sur la route pour venir parler avec nous 5 minutes et nous proposer de l’argent. Nos enfants ont-ils l’air si malheureux ? Nos affaires sont-elles tellement crasseuses que les gens ont pitié de nous ?? Nous refusons évidemment cet argent, et ce monsieur adorable n’arrête de nous en proposer uniquement lorsque nous lui assurons que nous sommes ravis de notre séjour au Paraguay, et que les gens nous donnent déjà beaucoup en gentillesse, attention, hospitalité, temps et découverte de la culture locale.

Le 5 mai, la journée est longue et fastidieuse. Depuis que nous avons quitté Encarnacion, la route n’est qu’une succession de looooongues lignes droites interminables. Pas de plat, on ne monte ni de descend jamais énormément, mais au bout du compte, on fait pas mal de dénivelé dans la journée. En plus de cela, le paysage est franchement déprimant : des immenses plantations en monoculture au choix de maté, de soja, maïs ou sorgho parsemé çà et là de gigantesques panneaux publicitaires vantant les mérites de tel ou tel produit phytosanitaire à grand coup de visuel futuriste… quelle tristesse ! Il n’y a pas de vie dans ces immensités aseptisées. Heureusement que les rencontres viennent largement compenser tout ça. Au terme de cette longue journée donc, Olivier va acheter du fromage dans une petite épicerie. Il y rencontre Elizabeth, qui lui propose spontanément de camper dans le jardin attenant. Parfait, on commençait à fatiguer. Elle tient à nous offrir par la même occasion de la glace pour que l’on se fasse un petit terere et un gros sac de mandarines du jardin.

Alors que nous montons les tentes pendant que les enfants commencent leurs leçons, une ribambelle de petits loulous entre 6 et 11 ans débarquent. Ils sont super curieux, veulent comprendre comment on monte la tente, nous posent plein de questions : on sent qu’ils ont vraiment envie d’échanger. Ok, mission devoir annulée ! Et c’est parti pour des parties de cache-cache et de Uno avec Nahuel, Alicia et Sofia ! On passe ensuite une bonne partie de la soirée avec eux à bien rigoler à essayer d’abord de bien prononcer le guarani puis d’apprendre quelques mots. Et c’est balèze ! Ils sont tous bi voire tri-lingues : guarani à la maison, espagnol à l’école, souvent portugais aussi via un parent qui vient du Brésil. Ils nous parlent aussi de leur défilé à venir à l’occasion de la fête de l’indépendance du Paraguay dans quelques jours. Le système éducatif paraguayen fonctionne plus à l’ancienne, avec la mise en valeur des meilleurs élèves para rapport à leurs camarades de classe. Ils ont tous l’air les meilleurs élèves de leurs classes respectives, ils auront donc le droit de participer au défilé à des places d’honneur : porte-drapeau, mini-miss paraguayenne, etc. Bref, nous vérifions encore la règle : une journée de m**** se finit toujours bien ! À l’exception du gros rat qui se faufilera à côté de Marie lorsqu’elle se posera sur les latrines très très artisanales et, disons, odorantes, du hameau. Gloups !

Au moment de dire au-revoir à Elizabeth le lendemain, elle nous demande où nous nous dirigeons. Nous lui expliquons arriver bientôt à Puerto Iguazu pour y visiter les chutes : elle vit là-bas et nous invite à venir séjourner chez elle ! Pfff, c’est parfait ! Nous poursuivons et quittons enfin la route d’asphalte pour un peu de piste en latérite. Elle est bien sèche, ça roule tout seul. Nous arrivons au petit village un peu perdu d’Itaipyte car le lendemain, nous allons visiter les chutes de Nacunday. En quelques kilomètres, nous y voilà ! Et nous ne sommes pas déçus ! Avant les très touristiques chutes d’Iguazu, nous voulions voir des chutes moins fréquentées. Eh bien, c’est parfait, nous sommes seuls. Comme le site est perdu au fond d’un parc national, il n’y a pour ainsi dire pas d’infrastructures. La descente au pied des chutes se fait par un petit sentier abrupt dans la forêt dense et humide, il faut s’aider de cordes pour ne pas glisser. Pour les enfants, c’est l’aventure avec un grand A, ils sont plus que ravis ! Et ces chutes sont tout de même déjà bien impressionnantes !

Dans la nuit, nous essuyons un bel orage qui dure plusieurs heures : il pleut des cordes sur le toit en tôle super sonore, ça souffle, les enfants ne sont pas très rassurés… Mais surtout, ça ne nous arrange pas du tout car le lendemain, nous continuons sur la piste de terre vers la mini-frontière. Car oui ! Nous avons trouvé par où passer en demandant à du monde à Itaipyte. Il devrait y avoir un poste frontière entre Puerto Ita Vera et Puerto Wanda. Bon, on ne sait pas si les infos sont super fiables, suivant les personnes interrogées, nous n’avons pas forcément les mêmes réponses. Mais la probabilité est plutôt forte que ça passe, on tente notre chance.

Mais avec la pluie de la nuit, la terre très argileuse s’est gorgée d’eau et transformée en grosse boue bien épaisse et collante. C’est super difficile : elle colle aux pneus, se bloque dans les freins, fait des mottes tellement énormes que ça remplit les gardes-boues et finit par empêcher les roues de tourner. Petite galère entre les champs… On pensait arriver à la frontière en fin de matinée… mais c’est finalement trois heures plus tard qu’on descend de nos vélos à Puerto Ita Vera, fatigués, tout boueux et affamés. Les enfants sont d’une patience et d’une volonté à toute épreuve, on a de la chance ! Le dernier passeur est à 16h, on ne sait pas trop comment se fait le passage légal de la frontière… Voilà voilà, tout est maîtrisé !

En attendant, on voulait une petite frontière, on est servi ! On dirait vraiment un passage de contre-bande, mais c’est vraiment joli : la toute petite bourgade descend abruptement vers la rive du rio Paraná où nous attend la petite lancha qui va nous faire passer de l’autre côté. La dame à qui nous payons le passage note nos numéros de passeport sur un bout de papier, et nous tend en échange un petit talon genre ticket de kermesse. Ok ok… on verra bien de l’autre côté. Bye bye Paraguay, nous sommes émus de quitter de beau pays qui nous laisse un petit goût de reviens-y. Tranquillement mais sûrement, l’itinéraire d’un prochain voyage prend forme dans notre tête. Qui sait ? Dans 10, 15, 20 ans, avant ?

Nous traversons le fort courant du Paraná, c’est vraiment beau, et mettons pied à terre côté argentin. Il y a un vague sentier qui monte sec dans la pente, nous voilà à pousser les vélos dans la caillasse. On se demande un peu où on va… Et quand on finit par sortir des fourrés à côté du poste de migration argentin, enfin, les fonctionnaires ont l’air un peu surpris. Mais il y a bel et bien un poste frontière ! Que nous passons d’ailleurs sans souci, à notre plus grande surprise il faut bien le dire. On n’a toujours pas compris que personne ne nous ait posé plus de questions, mais l’essentiel, c’est que nous sommes passés en toute légalité, ouf ! Un de nos plus petits et plus improbables passages de frontière !

Avant de quitter Wanda, nous visitons la mine d’améthystes le lendemain. Les enfants sont ravis et en profite pour s’acheter des petits souvenirs. Puis nous filons vers Puerto Iguazu. On se fait une petite journée pour s’éviter un marathon jusqu’à la ville et nous nous posons au bord d’un petit lac de barrage. Le jour suivant, nous faisons notre dernière longue journée de vélo dans la région. C’est plus sauvage que du côté paraguayen, avec notamment plus de forêts et plus de panneaux demandant une attention des automobilistes à la faune sauvage : pumas, tapirs, etc. Il y a beaucoup plus de communautés indigènes guaranis visibles depuis la route, à qui nous disons bonjour de loin comme partout ailleurs. Ce sont souvent des regroupements de petites maisons, en fait plus des abris traditionnels assez précaires en bois et en feuille de palmes. Cela étonne beaucoup les enfants. Nos réalités et nos niveaux de vie sont extrêmement différents, cela saute aux yeux et les enfants le perçoivent fort, cela les met étonnamment mal à l’aise. Nous avons pourtant déjà été confrontés à cela, notamment en Bolivie, mais ici, on sent que ça les touche plus fort. Peut-être parce que nous voyons beaucoup d’enfants…

Nous arrivons enfin à Puerto Iguazu le 10 mai. Comme prévu, nous sommes accueillis comme des amis de longue date par Elizabeth et Christian. Ils nous aident à trouver un taxi pas cher pour aller jusqu’aux chutes d’Iguazu que nous visitons le sur-lendemain, après une journée de pause nécessaire pour profiter pleinement du site. Ces incroyables chutes, classées au patrimoine mondial de l’UNESCO valent vraiment le détour. Elles interrompent le cours pourtant paisible du Paraná par une faille nette et franche de 80 mètres de profondeur par endroit : 275 chutes sur une longueur d’environ 3 kilomètres !! Et un lieu spécialement à couper le souffle : les gorges du diable, où la puissance de l’eau est telle qu’on ne distingue pas le fond du gouffre dans les embruns !! C’est vraiment exceptionnel ! Le site dans son ensemble est vraiment intéressant côté argentin car il est au cœur d’une zone de forêt tropicale préservée, très riche en faune et flore. On peut donc y observer de nombreuses espèces, c’est assez magique. Nous commençons notre visite par une rando sur un sentier très peu parcouru car plus excentré par rapport aux chutes. A 8h du matin, en polaire et manteau de pluie car il faisait encore bien frais, alors que le soleil était très bas et la brume matinale pas encore levée, c’est très paisible. On espérait voire un peu plus d’animaux, mais c’est déjà vraiment sympa ! Entre cette rando et l’ensemble des parcours sur les différentes passerelles, nous marchons tout de même 17 km sur la journée ! Nous n’avons pas regretté cette étape très touristique mais incontournable.

Nous passons de super moments en compagnie de Christian et Elizabeth, avec qui nous parlons beaucoup. Nous rencontrons également le papa de Christian chez qui nous sommes invités deux fois à manger. L’échange se fait beaucoup autour de bons repas, on essaye au maximum de cuisiner pour partager nos propres recettes mais on se fait beaucoup régaler par nos hôtes.

Les enfants, qui ont vraiment bien donné ces derniers temps, nous réclament à cor et à cri une « vraie journée de pause », à savoir : pas de vélo ni de leçons. On sent qu’ils ont besoin de repos. Alors, on remercie chaleureusement Christian et Elizabeth et on fait une surprise aux enfants : non pas une, mais deux journées de pause. Nous sommes donc posés dans une petite cabana dans un grand jardin entourés de bananiers et de fleurs tropicales. Un toit, des murs, des sanitaires propres, et… rien à faire ! Les enfants sont aux anges, et il faut reconnaître que se poser dans un endroit confortable une fois de temps en temps, c’est pas mal aussi ! Nous nous apprêtons donc à entrer au Brésil pour la suite de notre périple. La suite au prochain épisode bien sûr !

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