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La croisière s'amuse ! goo.gl/6aAIK Un nouvel article sur le site flambant neuf de la Dring Team

mardi 21 mai 2013

Salut à tous ! Notre site est actuellement indisponible pour cause de travaux... Remise en route cette semaine avec un nouvel article !

lundi 20 mai 2013

Un énorme merci à tous, famille et amis, pour votre présence samedi dernier. Ce retour au bercail était inoubliable et incroyable !! Merci !

lundi 22 avril 2013

 

Et maintenant, cap au Nord !!!

previewUshuaïa, fin du monde et du voyage. Après être arrivés si bas, à moins de 3000 kilomètres du Pôle Sud, il nous faut maintenant repartir vers le Nord. Après avoir voyagé pendant 18 mois avec la rapidité de l'escargot, nous passons la vitesse supérieure et laissons tomber pour un temps nos petits vélos. Dorénavant, et ce jusqu'en Espagne, nous serons motorisés. Dur. 

Avant de commencer l'inévitable migration de retour, nous profitons de quelques jours de repos quand même bien mérités dans la ville la plus australe du monde. Le décor n'est pas incroyable, la ville n'a rien d'exceptionnel, mais c'est quand même Ushuaïa quoi ! Comme toutes les villes portuaires, elle dégage un petit quelque chose qui nous parle et nous plaît.

Peut-être sont-ce les odeurs de poisson, d'océan et de vase qui nous rappellent le bord de mer de chez nous ? Peut-être le cri des mouettes que nous n'avons pas entendu depuis longtemps ? Ou peut-être est-ce seulement la satisfaction d'y être enfin ? Peu importe, nous savourons. Déception cependant : mais où est l'été ??? Nous nous attendions à profiter de belles journées ensoleillées, c'est tout le contraire. Il fait tout gris, mais surtout il fait froid. Le soir, nous sortons emmitouflés dans nos vestes, gants et bonnets. C'est ça, l'été austral ? Heureusement, le soleil fait enfin son apparition au bout de quelques jours, et les températures remontent ! Nous bénéficions aussi de vraies belles soirées, avec un coucher de soleil tardif, ce qui ne nous était finalement pas arrivé depuis les États-Unis.

Phénomène étrange, c'est comme si la fatigue, les tensions accumulées pendant tous ces mois s'abattaient sur nous d'un seul coup. Comme si le corps, rendu au bout de notre voyage, se permettait enfin un repos complet en se relâchant entièrement. Nous dormons beaucoup et n'avons envie de rien de faire. Nos journées se résument à dormir, se balader tranquillement dans les rues de la ville, manger, dormir. Nous sommes aussi super contents de retrouver au fur et à mesure des amis cyclos qui comme nous pour la plupart arrivent au bout de leur voyage. Certains sont partis d'Alaska, des États-Unis, du Mexique, d'Équateur... Et nous nous retrouvons tous là, la migration s'achève. À l'exception de quelques veinards, être ici signifie la fin de ce rêve. C'est quelque chose d'émouvant de pouvoir être tous ensemble une dernière fois. Nous sommes un peu crados, nos vêtements sont usés jusqu'à la corde, nos affaires ont pris un sacré coup de vieux, les mecs ont tous de grosses barbes, et nous sommes fiers d'être tous de la même famille des cyclo-voyageurs !

Au bout de quelques jours, nous décidons d'enfin quitter la ville en direction du Nord. Les prix des bus sont vraiment trop élevés pour nous et le temps presse maintenant pour arriver le 14 mars à Santos pour prendre le bateau. Nous voulons essayer de faire du stop car prendre le bus nous coûterait vraiment cher. Et il est hors de question de prendre le vélo car nous avons moins d'un mois pour parcourir plus de 5000 kilomètres. Nous postons donc le 25 février à l'entrée de la ville. Pas mal de gens nous ont dit que de nombreux camions prennent la route depuis Ushuaïa jusqu'à Buenos Aires, et nous avons entendu parler d'un couple à vélo qui aurait réussi à trouver un même camion pour faire toute cette portion de route. Nous voulons donc tenter notre chance !



Sans rentrer dans les détails, on peut dire que ça a été un échec total !! Première journée : 7 heures d'attente. On a tout tenté, même les flics, très sympas, nous ont aidé à arrêter les camions. Mais rien ! Nous nous sommes fait emmenés jusqu'à Tolhuin, 100 kilomètres plus loin, par un camionneur très sympa. Nous voulions aller là-bas pour au moins avoir un logement gratuit à la boulangerie d'Emilio, où nous étions passé une semaine plus tôt. Nous y avons été accueilli avec autant de gentillesse que la première fois. Encore une fois un très grand merci à Emilio et son équipe !! Pompon sur la pomponette : nous y retrouvons quelques amis que nous pensions ne pas réussir à voir avant le retour.

Deuxième jour, deuxième tentative de stop. Et encore 7 heures à attendre au bord de la route... Et rien de trouvé, dur dur. Nous baissons les bras. Le lendemain, nous arrivons à nous faire prendre en stop jusqu'à Rio Grande par un pick-up, c'est toujours ça de gagné ! Puis nous prenons un bus, sortons de Terre de Feu, et rejoignons Rio Gallegos. Deux choix s'offrent à nous : se faire prendre en stop, ce qui est plus facile ici, mais cette solution nous ferait arriver à Buenos Aires en presque 1 semaine et nous serions obligés de prendre la route directement pour le Brésil. Ou prendre un bus horriblement cher et profiter de Buenos Aires, juste à temps pour les 26 ans de Marie. Nous prenons la deuxième solution !!! Nous savions que la remontée vers Buenos Aires serait compliquée et coûteuse, là on fait carrément exploser les scores.


Nous sommes tout de même ravis de ce choix car nous passons un très bon moment à Buenos Aires. Nous sommes d'abord un peu sous le choc car nous avons passé ces dernières semaines en pleine nature, et l'arrivée dans cette ville de plusieurs millions d'habitants nous sonne un peu. La ville est vraiment belle. Cela ne durera sûrement pas bien longtemps, mais nous sommes ravis de retrouver une ville de type européen. En plus, nous rencontrons de nouveau Sylvain et Carole, avec qui nous avions fait un bout de la Carretera Austral. Bref, c'est vraiment cool !


Un nouveau bus nous emmène encore plus au Nord, et après quelques 85 heures de bus depuis la Terre de Feu, nous arrivons à Curitiba, Brésil. Cet arrêt est un peu inespéré pour Marie, qui a fait une partie de ces études là-bas en 2009. Nous sommes super contents d'y passer un peu de temps, accueillis comme des rois par Marcelo, Yorleni et leurs deux filles, des amis brésiliens. On profite de la ville, Marie en profite pour retrouver d'autres amis, Olivier découvre quelques spécialités culinaires, et après les derniers préparatifs pour le départ d'Amérique du Sud, nous prenons un dernier bus pour Santos, dernière étape de notre voyage sur le nouveau continent ! Les Suisses nous collent aux basques, ils sont encore là nos Lego préférés. Vraiment, peu importent les distances, on arrive toujours à se retrouver avec ces deux là !


Et le 14 mars, nous y sommes ! Ça y est, c'est sûr, nous quittons les Amériques. Eh bien, quelque soit le sens du voyage, mais un départ est toujours émouvant et jamais facile ! Nous embarquons à bord du Costa Fortuna, un énorme paquebot, pour 20 jours de croisière. Aussi incroyable que cela paraisse, c'est aussi cher pour nous de rentrer par ce moyen qu'en avion. C'est vraiment un super bon plan pour ceux qui ont du temps. Alors pourquoi se priver ??? Cela nous fait en plus quelques jours de répit supplémentaires avant l'Europe. Voila, c'est donc fait, nous sommes à l'heure où nous écrivons ces lignes à bord du bateau. Nous n'avons jamais été aussi proche de la France ces derniers 18 mois. Comme nous avions de la peine à nous imaginer aux États-Unis en septembre 2011, nous n'arrivons pas à croire que nous sommes déjà presque en Espagne. Nous débarquons le 2 avril à Barcelone. 

Il n'y aura sans doute pas d'autres articles publiés d'ici notre retour à Nantes, le 20 avril. Nous vous disons donc à très bientôt en chair et en os cette fois !

En direct de l'Atlantique. À vous les studios !

 

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